Au centre du circuit routier de Montlhéry se trouve tout un ensemble de pistes d’essais, de la « tôle ondulée », une route mal pavée, etc.
Et il y a un gué !
Une sorte de grande piscine avec une pente pour descendre et une autre pour
remonter. Le niveau d’eau est réglable.
Ça permettait de faire des essais dynamiques d’étanchéité, des chocs thermiques sur les organes, etc.
Par un beau jour d’été nous étions sur ces pistes, pour des mesures sur les suspensions, mais une fois le travail fini la tentation a été trop forte. Nous sommes allés voir, avons jaugé la hauteur de l’eau, vérifié que la Marie-Joseph pouvait emprunter les rampes, et nous sommes partis.
Bien sur Jean aurait pu faire un essais très doucement, pour tâter le terrain, mais non.
Sans entrer dans le gué comme un fou, il nous a emmené à bonne vitesse, peut-être 30 ou 40 km/h.
Je vous ai déjà dit que Jean était un pilote exceptionnel,
c’est vrai, prudent aussi.
Il s’était attaché comme à son habitude.
Prévoyant il a mis les essuies-glaces en fonction avant d’atteindre l’eau.
Et l’eau est effectivement arrivée sur le pare brise, mais par l’intérieur, arrosant Jean de la tête aux pieds dans le dos. La planche de bord dégoulinait. J’étais trempé aussi
Un petit moment de surprise.
Nous avions simplement oublié qu’il n’y avait pas de plancher autour des essieux, pour pouvoir les surveiller.
Pour un peu nous en ririons encore
DL20080330