Droit à l'erreur
Nul ne nous a démenti ou reproché nos inexpériences ou
nos erreurs.
C’est probablement pourquoi j'ai pu me développer et éliminer
la crainte de l'échec, ne pas hésiter à faire, innover,
expérimenter.
C’est aussi probablement une caractéristique fondamentale de ma
carrière.
C’est aussi le fondement de ma colère d'enseignant.
Je suis outré par les certitudes des deux institutions, "détentrices" des vérités que nous cherchons tous, pour lesquelles je suis sensé travailler:
Ma carrière m'a tellement donné l'occasion de vérifier
leurs non-fondements.
Il y a tellement d'exemples de "déchets scolaires" géniaux
que je refuse d'émettre un avis négatif à propos d'un adolescent
en délicatesse de normalité. Dans ce cas là je suis en
conflit avec celui qui prétend détenir la vérité
« certaine ».
Mon éducation me défend en principe d'être "désagréable",
mais pas d'être désobligeant. Je suis outré de voir combien
ceux qui n'ont jamais eut la chance de vérifier le fondement de quoi
que ce soit se permettrent de classifier les jeunes.
J’ai une des six dents qui me restent dirigée spécialement contre une imbécile capable de "choisir" le "meilleur métier», dont elle ne connaît rien, pour un jeune, dont elle est incapable de déceler la moindre de ces qualités. Elle est juste suffisante.
Mais revenons à la SAVIEM.
Ais-je fait des erreurs?
Honnêtement, je suis plutôt à la recherche des moments où je ne me suis pas trompé.
Mais chaque erreur a fait avancer.
Guil. était furieux des 4 pneus détruits pour prouver que le
E7 pouvait être arrêté par son
frein de secours à
deux fois la vitesse réglementaire.
Il m'a justifié ensuite.
Lorsque nous avons relevé l'arrière de la Marie-Joseph, pas de
scandale, juste une analyse critique et objective d'une
expérience un
peu folle, mais permettant enfin de comprendre le comportement frivole du E7.
Quand Jean l'a couché lors de sa première sortie, aucun reproche,
juste une interrogation sur les causes.
C'est bien pourquoi nous pouvions laisser libre cours à nos imaginations.
Nous étions sûrs de notre "impunité".
Ca a permis à la SAVIEM de passer de l'aire du "fessomètre"
à celle de l'ordinateur.