La fantastique équipe de Charles Deutsch à Suresnes, dans les années 60.

Lorsque j' ai démarré à la SAVIEM en 1965, par commodité, j' ai choisi l'hôtel comme mode de logement. Plus simple et puis on ne se fixe pas à 20 ans.

La plupart du temps je mangeais dans un petit restaurant des environs de la rue de Verdun.

Les patrons étaient sympats. Souvent, dans cette banlieue laborieuse de Paris, j' étais le seul client le soir.

Souvent, mais pas dans les deux ou trois mois qui précédaient les 24 heures du Mans.

Dans une rue voisine, un « fou », comme il en existait beaucoup à l' époque, Charles Deutsch, avait une petite entreprise entièrement tournée vers la compétition automobile. Dans ces années là il travaillait avec « Le Moteur Moderne » qui lui préparait des mécaniques dérivées de Peugeot.

Comme Jean REDELE à Dieppe, il était entouré d' une bande de passionnés entièrement dévoués à son projet.

Et dans les périodes qui précédaient ces courses, tous amenaient leurs sacs de couchage et se consacraient 24h sur 24 à la préparation des voitures.

Cette année là, je crois me souvenir qu 'ils en présentaient 4.

J' ai vécu avec eux des soirées extraordinaires, du moins le temps d' un repas repos.

Quelle aventure avec pour principal moyen une conviction gigantesque.

Et leurs anecdotes ne m' ont jamais quittés.

Imaginez, les deux meilleures.

Savez vous quel était leur circuit d' essais et de mise au point ? Le Boulevard Henry Sellier, Quai Gallieni, Boulevard Richard Walace à Puteaux, et retour le plus discrètement possible à l' atelier. La maréchaussée locale prévenue du vacarme par les riverains ne permettait pas un deuxième passage.

Ils m' ont raconté comment la dernière voiture avait été peinte. Dans le camion qui la transportait au Mans, sur le compresseur d' air des freins. Peindre ou freiner, that is the question.

Vous avez dit « conviction « ?

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