Le musée perdu de Montlhéry
Quel dommage.
La clef du boxe de la SAVIEM ouvrait, « par hasard », la porte du boxe d’à côté. Et, lorsque nous en avions le temps, nous ne nous gênions pas pour profiter de cette chance.
Quel plaisir, pour des barjos de notre espèce.
Dans les années 60, sous les parties relevées de l’anneau de vitesses, il existait des box fermés, formés de murs entre les piliers de soutien. La SAVIEM avait le sien.
Il servait de salle de repos, de bureau, de cantine, d’atelier. On y stockait quelques outillages, parfois du matériel, ou le véhicule sur lequel nous faisions des essais. Un point d’appuie.
Ce n’était ni grand, ni très confortable, mais bien pratique.
Et il y avait le box suivant. Plus grand, moins bien aménagé, terre battue, pas d’éclairage, une mauvaise porte en mauvais état, MAIS !!
Une fois passé ce semblant de protection, quelles merveilles mais quel gâchis.
Il y avait là, abandonné, rouillant sur place, un cimetière de voitures anciennes, parfois en parfait état, parfois délabrées, mais un vrai trésor. Probablement des véhicules amenés là pour des essais ou pour une course et devenus « inutiles » sur place. Une vraie caverne d’Ali baba, une fortune pour ce début de 21ème siècle.
Il y avait de tout, des voitures de course, des berlines, des trucs rigolo, des grosses, des petites.
De la ferraille sans valeur à cette époque. Je me souviens en particulier d’une Talbot de course, type Formule 1 des années 30 ou le conducteur était assis quasiment sur la boite de vitesse, une jambe de chaque côté et le levier de vitesse entre les cuisses, quel phallus. A vingt ans, ca me faisait bien rire.
Que sont-elles devenues ?